Préparation à la naissance

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C’est avec les larmes aux yeux de beauté que j’ai lu ce témoignage.

Ce qui m’a le plus touchée, c’est de constater, encore une fois, « que le corps sait, il sait quoi faire et comment le faire ». Et donc, la femme qui est en contact avec son corps est présente à elle. Elle sait. C’est elle qui habite son corps, c’est elle qui sait. Alors écoutons-la !

Bravo Andréanne ! Quelle belle confiance en vous, en votre corps ! Chapeau ! J’aime votre résumé du cours 1 : « Accoucher, c’est à la fois aussi simple et aussi complexe que d’arriver à contrôler ma respiration et relâcher ma mâchoire. Une révélation ! »  Quelle belle préparation à la naissance.

Voici son partage : 

« Bonjour Sylvie,

Merci encore pour votre formation !

C’est avec plaisir que je partage mon témoignage :

j’ai découvert l’univers de Douce-naissance lors de ma première grossesse en 2013. J’avais réellement peur de perdre le contrôle face à la douleur de l’accouchement. Pour blaguer, une personne de mon entourage m’avait dit que j’allais sûrement demander l’épidurale avant même d’avoir quitté la maison ! Afin de faire diminuer mon anxiété, j’ai donc choisi de m’outiller au maximum.

Je me suis sentie interpellée par cette philosophie en visualisant le premier cours. Moi qui avais si peur de l’accouchement, j’ai alors réalisé que mon corps savait quoi faire pour accoucher et, surtout, comment le faire, au même titre que la digestion ou la respiration. Et que pour y parvenir, c’était à la fois aussi simple et aussi complexe que d’arriver à contrôler ma respiration et relâcher ma mâchoire. Une révélation !

Au fil des cours, je me suis fixé comme objectif (avec mon conjoint, bien sûr !) d’essayer de vivre le plus gros du travail à la maison, afin de m’assurer de demeurer bien connectée avec ma respiration. C’est donc en ayant le sentiment d’être bien préparée, et surtout moins nerveuse, que j’ai vécu les dernières semaines de cette première grossesse.

Le matin du 12 juillet, j’ai été réveillée par quelques contractions qui se sont calmées rapidement. Mon conjoint est donc parti travailler l’esprit tranquille et j’ai entrepris ma journée normalement. Vers midi, une contraction intense m’a pliée en deux. Oh ! Et si c’était le début de l’aventure ? Comme les contractions se sont graduellement espacées, j’ai continué mes activités. Vers 14 heures, cependant, elles sont revenues en force si soudainement que, instinctivement, j’ai senti le besoin d’entrer dans ma bulle en fermant les yeux et de me concentrer sur ma respiration.

Vers 16 heures, maîtrisant toujours ma respiration mais sentant que les choses s’intensifiaient, j’ai appelé mon conjoint à la rescousse et téléphoné à la maternité. Comme mes contractions étaient encore supportables (grâce à ma respiration !) et pas assez rapprochées selon l’infirmière, on m’a conseillé de rester chez moi. Mon conjoint est arrivé et il m’a aidée à demeurer concentrée.

Vers 18 heures, je n’arrivais plus à trouver de position confortable pour “laisser venir” les contractions. L’idée d’être arrivée autour du fameux cap des 7 cm de dilatation m’a traversé l’esprit, mais je me disais que c’était impossible ! Mon conjoint a donc rappelé la maternité et on m’a dit que je pouvais me présenter, mais qu’il était possible qu’on me renvoie chez-moi si le travail n’était pas assez avancé car c’était une soirée très achalandée.

J’ai alors ressenti une incontrôlable envie de pousser lors de chaque contraction. J’ai dû redoubler d’efforts pour maintenir ma mâchoire détendue et ralentir ma respiration. C’est les yeux fermés et en demeurant dans ma bulle que j’ai vécu le trajet en voiture pour me rendre à l’hôpital. Et c’est toujours les yeux fermés que je suis arrivée, en fauteuil roulant, à l’étage de l’unité mère-enfant.

L’infirmière avec qui j’avais discuté au téléphone m’a dirigée vers une salle d’examen et a envoyé mon conjoint garer tranquillement la voiture. Je suis restée seule debout dans la salle à essayer de maîtriser cette envie de pousser. Une infirmière qui passait dans le corridor m’a vue et elle a immédiatement décidé de m’examiner.

Moi qui craignais qu’on me renvoie chez-moi : j’étais déjà dilatée à 9 cm+ ! Branle-bas de combat dans la salle d’accouchement, 3 ou 4 infirmières s’affairent à préparer le matériel. Le médecin vient de quitter l’hôpital, elles craignent de devoir procéder seules à l’accouchement. On me demande d’essayer de ne pas pousser en attendant son arrivée, ce que j’arrive difficilement à faire.

Quelques minutes plus tard, le médecin arrive. On fait signe à mon conjoint, qui remonte tranquillement du stationnement, de se dépêcher. On m’informe qu’il est trop tard pour l’épidurale. Mes membranes n’étant toujours pas rompues, j’accepte que le médecin les perce pour soulager la pression énorme que je ressens. N’ayant pratiquement pas rouvert les yeux depuis mon départ de la maison, c’est donc encore bien dans ma bulle que je commence à pousser. Après ce qui m’a semblé une éternité à pousser, mais qui en réalité n’a duré que 20 minutes, j’avais mon garçon dans les bras ! Quoi ? Moi ? Un accouchement rapide et naturel ? ! Je n’en revenais pas !

Tout au long de mon séjour à l’hôpital, les infirmières que je croisais me disaient : “Ah ! c’est vous qui êtes arrivée à 9 cm ? Wow ! Comment avez-vous fait ?” Et c’est avec joie que depuis ce jour, chaque fois qu’on me parle de mon premier accouchement, je me fais un devoir de vanter l’approche de Douce-naissance. En effet, c’est grâce à Sylvie et son enseignement que moi, si anxieuse et si craintive, j’ai réussi à vivre un accouchement calme et serein, contre toute attente. Et maintenant, à quelques semaines de l’arrivée de mon deuxième enfant, c’est avec bonheur que je me replonge dans cet univers si apaisant.

Merci encore une fois de partager cette façon différente de vivre l’accouchement ! Longue vie à Douce Naissance !

Andréanne »

La femme qui écoute son corps sait ! Écoutons-la !

J’aimerais ajouter, pour certaines femmes qui pourraient avoir une déception face à leur accouchement : est-ce que la nature était de votre côté ?

  • Est-ce que bébé était en postérieur ?
  • Est-ce que bébé avait la tête en assynclite ?
  • Était-ce un déclenchement ?
  • Aviez-vous eu des contractures (des contractions sans pause) ?
  • Avez-vous dû rester dans une position où vous étiez inconfortable ?
  • Est-ce qu’il y avait beaucoup de mouvement autour qui vous empêchait d’être dans votre bulle ?
  • … ?

Je démystifie ces notions dans le cours 3 car, pour moi, il est primordial que la femme connaisse certains éléments pour faire la différence entre elle et la nature :

  • qu’à 7-8 cm, le bébé passe sur le coccyx et c’est un moment intense qu’il faut aider par certaines actions,
  • qu’un bébé en postérieur (le visage vers le ventre au lieu d’être vers le dos), ça peut être plus intense car c’est sa tête qui longe la colonne au lieu de son visage,
  • qu’avoir des contractions sans pause, c’est plus intense. Et c’est normal qu’après un certain temps, que la femme soit plus fatiguée.

Combien de femmes à qui j’ai expliqué ces notions après leur accouchement m’ont dit : « J’aurais tellement aimé savoir ça avant. » Le sachant, tout prenait sens pour elles. Et cela leur a permis de reprendre le pouvoir d’enfantement, cette confiance en elle, en leur corps. De comprendre que ce n’est pas leur corps qui a fait défaut mais simplement la nature qui n’était pas de leur côté. ça fait toute la différence.

Alors voici ma conclusion : ne vous comparez pas aux autres. Vous savez très bien que chaque accouchement est unique. Une même femme n’aura pas deux accouchements identiques, alors ne vous comparez pas à Andréanne, ni à personne d’autre. Vous êtes unique, votre situation est unique, cette naissance et votre bébé sont uniques.

Si vous avez l’impression de ne pas avoir « réussi », quel était votre objectif : avoir un bel accouchement ou mettre votre enfant au monde ?

Avez-vous votre enfant dans vos bras ? Alors, bravo ! Vous avez réussi, vous avez donné naissance à votre enfant ! Même si vous n’avez pas eu l’accouchement dont vous rêviez ! même si vous avez dû avoir une césarienne ! Constatez que vous avez donné naissance à votre bébé. Et ça, ne l’oubliez jamais : vous avez réussi, vous avez donné naissance à votre bébé !

Merci à toutes les mamans !

Sylvie

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