C’est quoi le bonheur pour vous ?

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« C’est quoi le bonheur pour vous ? »

Julien_Peron_interviewDepuis décembre 2013, Julien Peron a parcouru plus de 100 000 kilomètres dans différents pays : France, Canada, Suisse, Belgique, Angleterre, océan Indien, États-Unis, Chili, Pérou, Turquie, Corse… pour poser cette question à différentes personnalités et personnes qu’il a croisées.

Son objectif : faire un documentaire de 52 minutes (date de sortie en 2016). Il a déjà plus de 350 entrevues en ligne

En discutant avec lui, ce qui m’a le plus touchée dans cette expérience, c’est que très souvent, les personnes ne savent pas quoi répondre ! Elles ne savent pas définir ce qu’est le bonheur pour elles… Ça fait réfléchir !

Et pour vous, c’est quoi le bonheur ?

Voici ma réponse :

Vous pouvez la lire ci-dessous ou la visionner sur ce lien :

bb et bouddhaLe bonheur, je le sens physiquement dans mon corps. C’est l’instant où je sens, dans mon plexus, comme une sensation de « vide », dans le sens de bien-être. C’est ça le bonheur pour moi.

Dans les faits, c’est lorsque j’arrive à ne pas être réactive face aux événements de ma vie. Par exemple, si je planifie une journée de congés pour faire du vélo et que, finalement, il pleut, ou que ça ne fonctionne pas, au final, il n’y a ni serrement intérieur, ni réaction, ni frustration… juste un changement de programme dans lequel, je me laisse porter.

C’est à ce moment-là que je sens cette sensation de bonheur à l’intérieur.

femme relaxationC’est aussi, dans mon travail, lorsque j’accompagne les femmes enceintes dans l’apprentissage de l’autohypnose pour vivre l’accouchement plus sereinement, en contact avec leur espace intérieur. Avec leur respiration elles apprennent à revenir à cet espace intérieur, en contact avec elles-mêmes, pour pouvoir se laisser aller, se laisser porter par la contraction, sans lutter.

Le message de base, ce n’est pas de mettre l’accent sur le fait de vivre un bel accouchement mais sur le fait d’être présent à accueillir ce qui vient, de ne pas être réactif, même si le « plan de match » (le programme) change.

Souvent, une femme idéalise son accouchement. Elle désire avoir un accouchement parfait, sans péridurale, ni déclenchement, ni césarienne, ni intervention… Je suis la première à concevoir que cela devrait se passer ainsi mais, dans la réalité, ce n’est pas toujours le cas. Avec, au final, une déception…

Closeup of young family with baby boy against white backgroundDouce-naissance prépare la femme, le couple à accueillir sereinement ce qui se présente lors de l’accouchement, tout en restant en contact avec cet espace intérieur, cette puissance que nous avons tous en nous-mêmes, tout en étant en contact avec bébé.

Je suis toujours touchée par les témoignages des femmes qui ont expérimenté le vécu de leur accouchement, même « non idéal », en ressentant cette sensation de bien-être intérieur. Quel accomplissement ! C’est vraiment du bonheur !

Voici le genre de commentaire que j’ai reçu, après un travail de 36 heures, qui se termine par une césarienne :

belle photo« J’ai réussi, je suis contente, je me suis rendue jusqu’au bout, dans le respect de mes limites et ce, sans peur. »

Cette maman est restée en contact avec elle-même, vibrant en accord avec son espace intérieur de calme

Pour moi, le bonheur, c’est d’arriver à ne pas être réactif à ce qui nous arrive, mais plutôt de l’accueillir en contact avec l’espace de paix en soi. 

Il est possible de développer l’habileté à se connecter rapidement à cet espace, pour vivre sereinement nos événements de vie.

Sylvie Guibault

Fondatrice de Douce-naissance

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